Extrait de l'article politis.fr : Quand la maladie cible ses proies
jeudi 23 décembre 2010, par Noëlle Guillon
C'est le cas du travail de nuit, reconnu en 2007 comme cancérogène probable par le Centre international de la recherche sur le cancer (Circ).
L'étude "Cecile" a reconstitué les parcours professionnels de 1 200 patientes. Elle a fait apparaitre un risque accru de 30% de développer un cancer du sein chez les femmes ayant travaillé la nuit à un moment de leur carrière par rapport à celles qui n'ont jamais travaillé entre 23 h et 5 h du matin.
Situation la plus à risque : un travail en nuit complète moins de trois fois par semaine, suposant des alternances très fréquentes de rythmes, avec un risque augmenté de presque 60%.
Ces situations de travail touchent les personnels de santé, notamment les infirmières, les employés de transports, la restauration, les ouvrières, les hôtesses de l'air.................
Il pourrait s'agir d'une perturbation hormonale due à la rupture du rythme biologique et à la perturbation de l'"hormone du sommeil", la mélatonine.