14.02.2012

C’est toujours la faute des autres.

Hier les fonctionnaires, aujourd’hui les retraités, demain a qui le tour ?

Que ne dit-on pas de cette génération de « vieux », « privilégiés », « égoïstes », qui ont
tous travaillé plusieurs décennies et que l’on voudrait responsable de tous les maux de notre société aujourd’hui.
Il m’est arrivé bien souvent, encore actif, mais près de la sortie, d’entendre les plus jeunes dire : « tu as de la chance… toi, au moins, tu auras une retraite ! ».
Ce  n’est  pas  d’hier  que  l’on  cherche  un  bouc  émissaire  pour  désolidariser  les générations ou les salariés, quelque soit leur statut.
 
Sommes-nous responsable de la crise ? NON    
Sommes- nous responsable de la dette publique ? NON
Sommes-nous responsable des déficits sociaux ? NON 
    
Posons-nous la question de savoir pourquoi la dette publique a explosé ?
 
•    L’impôt sur les sociétés à diminué de 20 milliards d’euros.
•    Pour la première fois depuis 1945, la masse salariale sur laquelle reposent les ressources de la sécurité sociale (cotisations sociales, CSG…) a baissé.
•    Les  politiques  économiques  menées  depuis  des  années  et  les  cadeaux fiscaux (loi TEPA, réforme de la taxe professionnelle, etc.) en sont la cause directe.
•    Malgré  les  dizaines  de  millions  d’Euros  versées  à  des  sociétés  de  conseil dans  le  cadre  de  la  Réforme  Générale  des  Politiques  Publiques  (RGPP), cette réforme toujours en chantier n’a permis d’économiser qu’un quart des sommes  prévues  en  2010.  De  plus,  cette  politique  nuit  gravement  à  la qualité du service public.
 
Hier indigné, aujourd’hui râlez, demain révoltez-vous. 

26.06.2011

Un sondage Harris Interactive met en évidence un certain scepticisme des Français face aux services publics en ligne

21/06/11 - Un sondage Harris Interactive sur "Les Français et la dématérialisation des services publics"  a été rendu public le 20 juin à l'occasion d'un colloque sur le sujet organisé par l'éditeur de logiciels Berger-Levrault."La place des services publics dématérialisés est aujourd'hui trop importante, et il n'y a plus assez de possibilités de contact avec les membres des administrations publiques", estiment 47 % des Français.

Les services publics dématérialisés occupent au contraire une place insuffisante aujourd'hui, et "il faudrait pouvoir effectuer plus de démarches administratives sur Internet" pour un quart des Français (25 %).
Parmi les répondants qui jugent trop importante la place occupée par les services en ligne, les plus de 50 ans et les personnes peu ou pas diplômées sont largement majoritaires (autour de 60 %). Les Français estiment à 73 % que les services publics en ligne ne sont pas adaptés à tous et sont partagés sur leur facilité d'utilisation (47 % contre 49 %). La dématérialisation bien que qualifiée de "pratique", semble pour 57 % des personnes interrogées, générer une inquiétude, celle de la "détérioration de la qualité de service".
Le gouvernement souhaite permettre aux usagers des services publics de réaliser 80 % de leurs démarches administratives sur Internet d'ici la fin 2011.

Le député UMP Franck Riester, qui doit présenter en septembre prochain de nouvelles propositions pour améliorer l'administration numérique, réagit à ce sondage. Face à ces critiques de la dématérialisation, "ce qu'il faut viser, c'est la possibilité pour toute personne engagée sur une démarche en ligne qui souhaite être accompagnée d'être orientée vers un accompagnement humain lorsqu'il est nécessaire.

On peut penser aux technologies qui permettent de contacter un conseiller qui aide à la réalisation de la démarche en ligne ou répond à un point particulier (par exemple “clic to call” ou “clic to chat”). Là encore, on voit qu'Internet et contact humain ne s'opposent pas, mais se complètent pour offrir un service optimal à l'usager", estime le parlementaire.

Le communiqué de presse et l'ensemble des résultats : http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/20062011.asp
“Le développement des services en ligne permet d'améliorer le service aux non-internautes” - Interview du député Franck Riester sur Acteurspublics.com : http://www.acteurspublics.com/article/20-06-11/aucun-serv...

15.05.2011

La potion amère de l'équilibre budgétaire (La France à la merci du FMI ?)

POLITIS.JPGEn Grèce, en Irlande ou au PortugaÏ les programmes de rigueur présentent le risque de freiner les économies et donc de creuser les dettes.

La potion amère de l'equilibre budgetaire :

La France tente de graver dans le marbre de sa Constitution une politique d'austérité budgétaire, â l'image de celle appliquée â la Grèce, â l'lrlande et desormais au Portugal.

Ce dernier sera soumis à un programme de rigueur et de réformes libérales en échange d'une aide financière de 78 milliards d'euros sur trois ans negociée avec la Commission europeenne et le Fonds monétaire international (FMI).

C'est le résultat d'un accord présenté par le Premier ministre démissionnaire alors que des législatives anticipées doivent se tenir le 5 juin. Le consensus politique a même été demandé par la mission de la Commission et du FMI. La potion amère imposée suscite cependant grèves et manifestations à répétition contre cette politique qui prévoit le gel des salaires des fonctionnaires, de nouvelles hausses d'impots et une réduction des prestations soclales. Ces mesures drastiques sont prescrites dans les recommandations de la Commission europeenne, qui prone un « assainissement budgétaire rigoureux » â l'ensemble des pays membres de l'UE dans le cadre du « semestre européen ». Ainsi, le plan d'austerite portugais exigera des « efforts majeurs de la population », ont averti le commissaire europçen Olli Rehn et le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Mais le risque serait de freiner les économies  et de creuser leur dette. « Les plans d'austérité brisent  la croissance économique. Personne n'a jamais réussi a  sortir d'un déficit grace à une politique de rigueur », estime  l'économiste et universitaire Pierre Dockes. Selon lui, dans  le cas oû les pays ne seraient pas en mesure de rembourser  leur prêt, « une restructuration de la dette serait  nécessaire et le créancier serait contrainit de la payer ». 

Le Portugal est le troisieme pays de la zone euro à recourir  à une aide de l'Union et du FMI, après la Grèce et  l'lrlande. En novembre 2010, l'lrlande a negocié un prêt  de 85 milliards d'euros sur trois ans, et accepte un plan  d'ajustement qui exige 15 milliards d'euros d'économies  d'ici â 2014, soit deux fols plus que son objectif inltial.

Au Portugal, 12 milliards d'euros serviront â renflouer  les banques sans qu'il leur soit demandé de contrepartie  ni qu'un frein soit mis â la spéculation financière. Le reste du prêt servira à rembourser une partie de la dette, qui s'éleve actuellement â 159,5 milliards d'euros.

Audrey Loussouarn

15.12.2010

Lettre ouverte des organisations signataires de l’Appel national pour l’Ecole Publique

ufal.jpgLundi 13 décembre 2010

Au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de l’Education nationale, aux présidents des groupes parlementaires, aux présidents des Conseils régionaux, aux présidents des Conseils généraux, aux responsables des partis politiques, le 9 décembre 2010

En quelques mois, plus de 300 000 « citoyens‐militants » ont engagé leur signature au bas de l’ « Appel national pour l’Ecole Publique » lancé par nos organisations. C’est en leur nom que nous vous interpellons aujourd’hui.

Nous refusons que l’État contribue au dépérissement de notre service public et laïque d’Education. Nous considérons que l’École de la République est aujourd’hui mise en danger par des choix politiques qui, de fait, favorisent l’enseignement privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Nous rappelons que l’Education n’est pas une marchandise. C’est, au contraire, un bien commun et un investissement nécessaire pour l’avenir de notre pays.

Nous considérons que les largesses budgétaires et les encouragements permanents dont bénéficie l’enseignement privé doivent cesser. L’argent de tous ne doit plus financer les choix particuliers de quelques-uns. C’est pour cela que nous demandons que l’engagement éducatif sans faille de la Nation soit réservé à l’Ecole de la Nation.

Nous exigeons que la liberté de conscience soit respectée partout. C’est grâce à elle que les élèves aiguisent leur esprit critique et se préparent à l’exercice de leur future citoyenneté. L’École publique doit demeurer l’espace d’apprentissage du « vivre ensemble », indispensable à la cohésion sociale.

Nous affirmons que notre modèle d’Ecole publique laïque et gratuite garde toute sa pertinence pour une France innovante et ancrée dans l’Europe.

Nous vous demandons donc, solennellement, d’oeuvrer pour que l’École de la République retrouve son rang. Forts du soutien des 300 000 « engagés » que nous avons rassemblés, nous vous invitons à vous engager, vous aussi, du coté de l’École Publique.

Soyez assurés de notre entière détermination à défendre et promouvoir le service public et laïque d’Education.

Organisations signataires :
A ET I, ACTION ET DEMOCRATIE, ADFE, ADLPF, AFPEN, ANATEEP, APAJH, APERF, CDPEPP, CEDEC, CGT EDUC ACTION, CNAFAL, CONVERGENCE REPUBLICAINE, DDEN, FAEN, FCPE, FERC CGT, FGR‐FP, FLE , FNER , GDID, L’APPEL DES APPELS, LMDE, RNCE, RNP, SE‐UNSA, SGL, SIEN, SNASEN, SNCL, SNEA , SNETAA EIL, SNIES, SNMSU, SNPDEN, SNPSYEN, SNPTES, SUDEL, SUP’RECHERCHE, UDAS, UFAL, UNEF, UNL, UNSA, UNSA LABOS EDUCATION, UNSA MAIF, UNSA TECHNICOLOR, UNSA‐EDUCATION

25.03.2010

Privatisation de la poste : ça commence !

Cam000481.JPGCela commence par l'Ile fleurie à Esbly (de l'autre côté du pont de bois).

La poste a installé, à ses frais, plusieurs groupements de boites dans ce secteur. En conséquence, les usagers seront obligés de sortir de chez eux 6 jours sur 7, et faire  au maximun 300m, pour savoir si ils ont du courrier ou non ! Je vous laisse imaginer les conséquences pour les habitants ayant des difficultés pour se déplacer ou très agés.

Le risque de vandalisme groupé n'est pas exclu.

Pour un paquet  trop gros, le préposé contunuera à sonner chez l'habitant.

Gain de temps certain, pour le facteur et de côut pour la poste (vu l'investissement), mais perte du service, du contact avec l'habitant et risque de suppression de personnel à la poste.

En travers ce système, c'est encore le service au public qui trinque, sans diminuer les tarifs. Auront-ils l'audace de passer pour les calendriers ?

Ne pas oublier que la poste est devenue une banque postale on en voit ici les prémices des effets de la privatisation.

Le Forum d'Esbly a écrit, le 12 février 2002, à la poste pour nous plaindre de la distribution du courrier, n'ayant aucune réponse nous avons du déposé une relance le 24 mars 2010.