28.11.2010

Après la mise sur les rails du capitalisme vert, la parenthèse verdâtre est refermée

ufal.jpgAu lieu d’une avancée pour l’écologie, les deux premiers gouvernements Fillon auront été l’illustration que décidément les néolibéraux sont capables de reprendre toutes les causes pour servir la seule qui compte à leurs yeux, enrichir la caste des dominants sur le dos du peuple.

En guise d’écologie politique, c’est à dire l’amélioration de la qualité de vie individuelle et sociale, nous avons eu droit à la transformation du développement durable en capitalisme vert et à l’instrumentalisation culpabilisante de l’écologie pour ponctionner encore plus les classes populaires (cf. la taxe carbone), en reportant les « solutions » -c’est à dire les prélèvements- sur les citoyens pour permettre de nouveaux gisements de profits pour les entreprises (éolien, solaire, déchets, etc.).

Que le ministre de l’écologie ait été le n°2 du gouvernement n’y a rien changé, un affichage de plus pour mieux avancer dans la lutte des classes version Warren Buffett1, en faisant croire à qui voulait y croire que la dimension écologique était devenue une priorité nationale.

En rétrogradant le ministre de l’écologie au 4ème rang protocolaire au profit du ministère des guerres énergético-impérialistes étasuniennes, en lui faisant perdre le rang de Ministre d’État et en amputant ses prérogatives des secteurs de l’énergie, de la mer et de l’aménagement du territoire, le sarkozysme n’est pas dans le renoncement, mais plutôt dans le sentiment que le devoir est accompli et qu’il est temps de remettre l’organisation économique en ordre de bataille pour ceux à qui il est tant redevable.

Plutôt que de déplorer la place de l’écologie dans le nouveau gouvernement, l’UFAL poursuit son travail pour devenir dans ce secteur comme dans d’autres un acteur d’éducation populaire, parce qu’aujourd’hui, il est plus que temps de réhabiliter le contenu de l’écologie politique pour aller vers l’écologie républicaine, maillon indispensable à la globalisation des combats.

  1. phrase citée dans La guerre des classes de François Ruffin (Fayard, 2008) : « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter. » Warren Buffett, première fortune mondiale. []

26.06.2010

Titre de la noteComme prévu, l’UE repousse le projet de taxe carbone

Une nouvelle fois, l’Europe a fait montre, mercredi 23 juin, de ses dissensions sur le dossier climatique. Les commissaires européens ont rejeté le projet de taxe carbone européenne, présenté par le commissaire à la fiscalité, Algirdas Šemeta. Le mécanisme préparé par le commissaire lituanien prévoit de taxer les produits et services (à hauteur de 20 euros par tonne de gaz carbonique), en fonction de leur contenu carbone et de leur contenu énergétique. Ce qui n’est pas du goût de certains pays membres.

Le Royaume-Uni, qui a déjà mis en œuvre un mécanisme presque comparable, n’entend pas s’en faire imposer un nouveau par la Commission. Une position également défendue par l’Irlande. Les gros consommateurs de charbon, comme l’Allemagne, la Pologne ou la République tchèque, voient dans le projet européen une menace pour leur secteur énergétique national.

En revanche, le projet reste soutenu par la France et l’Italie, ainsi que par les pays nordiques, dont les émissions de CO2 sont déjà très taxées. L’unanimité étant requise pour modifier toute règle fiscale en Europe, le projet Šemeta 1 n’a, pour le moment, aucune chance d’être voté. Raison pour laquelle Algirdas Šemeta a été prié de revoir le dossier et de soumettre un nouveau projet à une date qui n’a pas été arrêtée. Une façon d’enterrer l’initiative.

(Nde = Le locataire de l'Elysée doit être soulagé puisqu'il était, lors du Grenelle, pour cette taxe, puis, une nouvelle volte face en subordonnant cette taxe carbone Française à une décision Européenne. Le tango de la décision comme d'habitude !)

26.03.2010

Fondation N.HULOT: Abandon de la taxe carbone

Abandon de la taxe carbone : une rupture dans les ambitions françaises de protection de l'environnement.

Nicolas Sarkozy vient de confirmer le retrait du projet de loi sur la taxe carbone‚ annoncé mardi par le Premier ministre François Fillon. Après la censure du Conseil Constitutionnel en décembre dernier‚ le Président de la République s'était engagé à présenter un nouveau projet de loi pour une entrée en vigueur au 1 er juillet 2010. Pour la Fondation Nicolas Hulot‚ cette décision est incompréhensible‚ et marque une vraie rupture dans l'ambition française en matière de protection de l'environnement. Le Conseil Constitutionnel n'avait pas sanctionné la taxe carbone sur le principe‚ mais sur ses modalités d'application ; ne remettant absolument pas en cause une fiscalité environnementale en France.
La Fondation Nicolas Hulot rappelle que l'objectif de la taxe carbone‚ telle qu'elle la porte depuis le Pacte écologique est de s'engager vers un système fiscal plus juste : moins taxer le travail (et donc encourager l'emploi)‚ pour taxer l'utilisation des ressources énergétiques non-renouvelables.

› Lire le communiqué de presse
› Retrouver la proposition de la FNH sur la taxe carbone
› Retrouver en vidéo notre proposition initiale de contribution climat-energie

14.06.2009

La réflexion sur la contribution climat-énergie est lancée

Hier, les ministres de l'environnement et de l'économie ont mis en ligne un Livre blanc qui expose les enjeux de la création d'une «taxe carbone» en France en vue de la conférence d'experts qui se tiendra les 2 et 3 juillet sous la présidence de Michel Rocard. Objectif: réduire la consommation d'énergie et les émissions CO2 des ménages et des entreprises.

Evoquée plusieurs fois par le Président de la République, l’hypothèse de substitution de la taxe professionnelle [29 milliards de recettes] par la taxe carbone [entre 6 et 12 milliards selon les estimations], ne semble plus à l’ordre du jour.

LIVRE BLANC TAXE CARBONE.pdf

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