23.02.2012
La voiture électrique, elle a 3 inconvénients majeurs..
Elle a 3 inconvénients majeurs : un prix excessif, une autonomie médiocre et un bilan carbone loin d'être satisfaisant.
LE PREMIER FREIN : LE PRIX
Le prix de vente ou de location longue durée établi par les constructeurs automobiles est excessif et dissuasif. Malgré une aide substantielle de l'Etat fixée à 5000 euros, l'achat d'une voiture électrique devrait néanmoins s'établir à environ 35.000 euros. Ce prix hors de portée du plus grand nombre amène certains constructeurs à revoir en urgence à la baisse le nombre de voitures électriques vendues d'ici à 2015, signe avant-coureur d'un échec annoncé. Peugeot espère vendre à peine 50.000 exemplaires de la Ion d'ici 2015, soit 0,4% des voitures vendues chaque année en France. Dans le meilleur des cas, la Commission européenne estime à 2% la part de marché de la voiture électrique.
LE SECOND FREIN : L'AUTONOMIE
La faible autonomie dudit véhicule électrique en fait une seconde voiture à usage urbain et périurbain. Les constructeurs automobiles annoncent une autonomie d'à peine 150 kms. Or, selon un rapport du Conseil d'analyse économique dit « Véhicule 2030 », cette autonomie théorique ne prend pas en considération certaines options vitales comme les phares, les essuie-glaces, le dégivrage des pare-brises ou le chauffage de l'habitacle. Aux dires des auteurs du rapport « Véhicule 2030 », l'autonomie réelle de la voiture électrique pourrait être sensiblement plus faible !
LE TROISIEME FREIN : LE BILAN CARBONE
Enfin, le bilan écologique et climatique semble moins favorable que prévu. En effet, l'usage exclusivement urbain ou périurbain de la voiture électrique nécessite une seconde voiture et ne remplacera donc pas la première voiture « thermique ». La voiture électrique ne viendra donc pas en substitution au véhicule thermique mais en ajout. Or, la fabrication d'une automobile est responsable de 14% à 20% des émissions globales d'un véhicule. De plus, le mix énergétique nécessaire à la production de l'électricité de la voiture électrique induit un bilan carbone loin d'être neutre, notamment durant les périodes de pic de consommation, appelées à augmenter de 10% selon ERDF. Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie [page6], « du puits à la roue » (prenant ainsi en compte les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication et au fonctionnement), le bilan carbone serait de 126 g/CO2 pour le véhicule électrique contre 161 g/CO2 par km pour le véhicule thermique. Depuis la date de cette note de l'Ademe (juillet 2009), les émissions de CO2 du véhicule thermique ont chuté de 19 g/CO2 par km... Ce bilan carbone remet en cause l’idée reçue selon lequel la voiture électrique serait « zéro émission » de CO2.
Le gouvernement britannique a cessé de subventionner le développement de ce type de véhicule
En zone urbaine, seuls le développement des transports en commun ainsi que la promotion des modes de déplacement doux sont à même de répondre efficacement et durablement aux contraintes écologiques.
18:07 Publié dans Ecologie, Vie municipale, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voiture électrique, inconvénients, viabilité, pollution
16.12.2010
A Paris, les voitures en libre-service seront des Bolloré
Le groupe Bolloré a remporté jeudi le contrat Autolib', projet de voitures électriques en libre-service à Paris sur le modèle du fameux Vélib', a annoncé à l'AFP Annick Lepetit, adjointe PS chargée des transports et présidente du syndicat mixte Autolib'.
Le syndicat mixte doit voter jeudi matin une délibération désignant Bolloré comme étant le lauréat pour le service Autolib', a précisé Mme Lepetit.
En tout, une quarantaine de villes de la région Ile-de-France ainsi que le conseil régional participent, au sein du syndicat Autolib', à ce projet cher au maire PS de Paris Bertrand Delanoë.
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Ce ne sera pas la "Blue Car" de Bolloré, régulièrement cité comme étant la futur Autolib', qui sera le modèle Autolib'. Bolloré a créé une voiture de quatre places ad hoc et ce véhicule sera fabriqué en Italie à Turin. Ses batteries au "lithium métal polymère" seront fabriquées en Bretagne, avec un temps de recharge de quatre heures.
En tout, 3.000 voitures électriques devraient dans un premier temps être mises en circulation à la fin 2011 dans Paris et sa région. Les stations seront à la charge des communes (50.000 euros par station pour 50 millions d'euros total d'investissement des communes).
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10:28 Publié dans Conseil régional, Ecologie, Vie municipale, Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : autolib, bolloré, voiture électrique, paris, région idf























