11.10.2010

Enfin de bonnes nouvelles pour certains retraités !

Pour une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle !

Au moment de la réforme des retraites, certains n'ont pas à se faire de soucis !
 
Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille deux petites nouvelles au sein de son conseil d'administration :

- Mme Bernadette Chirac , jeune espoir de la finance française, grande spécialiste  du luxe à travers le monde (!), est nommée au conseil d'administration de LVMH.

- Mme Florence Woerth , femme du ministre du budget est nommée au conseil  de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.

Gageons que ces nominations assureront à leurs maris une partie de leur retraite et ne les obligeront pas à travailler jusqu'à 63 ans.

Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Bettancourt, 1ère fortune de France !!!

Petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence" venant rémunérer ce pénible travail !!!
Ainsi, Mme Chirac recevra 650 000 Euros par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français  et Mme Woerth 400 000 Euros !

Calmez-vous ! Tout est en règle, tout est légal. C'est simplement la vie normale de gens qui "se lèvent tôt" et qui "travaillent plus pour gagner plus"
 
Et puis, c'est rassurant de voir que l'on s'occupe de l'emploi des seniors !!!

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19.06.2010

Comment Éric Woerth a fait perdre les Bleus

Au lendemain même de ce jour funeste où Éric Woerth a rendu publique sa réforme des retraites. Nos joueurs ont ainsi appris :

1/ qu'ils ne prendront plus leur retraite à 34 ans (en moyenne) mais à 36, deux ans de plus à galérer ;

2/ que leur plus haute tranche d'impôt passerait de 40 à 41 % (pour ceux du moins qui sont fiscalement domiciliés en France).

À quoi bon se bouger quand on est ainsi traité, malgré la pénibilité de son métier ? Il n'y a pas de doute : à leur manière, le 17 juin, les Bleus ont manifesté contre la réforme Woerth, sept jours avant la manifestation syndicale de tous ceux qui sont mécontents quoique ne jouant pas au foot. Les salariés sont tous des Bleus et réciproquement.

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29.01.2010

suppression prochaine de l'impôt forfaitaire annuel (IFA) et la réduction de la taxe professionnelle (TP).

Publié par Damien Pernet.

Les entreprises sont à la fête : le ministre du Budget vient d'annoncer la suppression prochaine de l'impôt forfaitaire annuel (IFA) et la réduction de la taxe professionnelle (TP).

Eric Woerth a assuré que la diminution de la taxe professionnelle serait inscrite dans le budget 2009, et que la suppression de l'impôt forfaitaire annuel se ferait sur trois ans. Car il s'agit, bien entendu, de lever ce «qui pèse sur les entreprises et sur leur compétitivité»...

Suppression de l'IFA : 1,6 milliard d'euros

L'IFA concerne les entreprises françaises assujetties à l'impôt sur les sociétés (IS), soit environ le tiers d'entre elles (sociétés de capitaux, ainsi que certaines associations et organismes publics). Contrairement à l'IS, l'IFA est du même en l'absence de bénéfices dès lors que le chiffre d'affaires dépasse 400.000 €.

Avec sa suppression, l'État n'hésite pas à s'asseoir sur une recette de 1,6 milliard d'euros par an alors que Eric Woerth, tout récemment, annonçait un «trou» de 3 à 5 milliards d'€ sur les recettes fiscales de l'année, une «perte inévitable» liée à la révision à la baisse des perspectives de croissance de la France... et que le financement du RSA suscite la polémique.

Diminution de la TP : entre 5 et 8 milliards d'euros

Quant à la taxe professionnelle, elle est due par toute personne physique ou morale, française ou étrangère, qui exerce en France à titre habituel une activité professionnelle non salariée, en fonction de son chiffre d'affaires. Souvent critiquée, elle a déjà fait l'objet de nombreux allègements ou exonérations : entre 1999 et 2003, la part pesant sur les salaires a ainsi été supprimée. Considérablement diminuée en janvier 2007 sous le gouvernement Villepin, sa précédente «réforme» avait plafonné son montant à 3,5% de la valeur ajoutée, et les nouveaux investissements en étaient exonérés durant les trois premières années d'amortissement. Le coût annuel pour le budget de l'État s'élève depuis à 3,4 milliards d'euros.

Depuis longtemps, le Medef plaide pour sa suppression. Mais pour l'instant, la TP sera réduite «au fur et à mesure», a déclaré Eric Woerth, sans plus de précision sur la façon dont le manque à gagner sera compensé : il y aura «quelque chose dans le budget 2009», a vaguement indiqué le ministre. On sait d'ores et déjà qu'une baisse de la TP à son taux plancher de 1,5% de la valeur ajoutée entraînera pour les finances publiques une perte supplémentaire de 8 milliards d'€.

Une catastrophe pour l'économie locale

L'enjeu est d'importance : la TP représente 30 à 50% des ressources fiscales des collectivités territoriales (communes, départements, régions...) qui, loin devant l'État, portent 75% de l'investissement public et assumeront, en grande partie, la charge du futur RSA. Le gouvernement, soucieux de ce «qui pèse sur les entreprises et sur leur compétitivité», se moque de ce qui pèse sur l'avenir des finances locales. Au final, ce soulagement accordé aux entreprises les plus florissantes risque de peser davantage sur le dos des ménages et leur qualité de vie.